Treason

Bonjour à tous. Aujourd’hui je reviens ici pour vous faire un article un peu, même beaucoup plus différent de ce que je fais d’habitude. Ne me demandez pas pourquoi, mais j’ai eu une énorme envie d’écrire ce texte. Je vous laisse pour la suite et n’hésitez pas à réagir dessus si le coeur vous en dit.

Fond planches en bois verticales

1h13 du matin. Une chaude nuit d’été. Il n’y a pas d’air dehors, juste le chant des grillons et le bruit lointain des quelques voitures encore en activité qui passent dans la rue. Allongée sur le lit, elle se retrouve face à ses pensées. Ne trouvant pas le sommeil, c’est alors qu’elle décide d’écrire quelques lignes. ECRIRE, paraît-il que ça libère la tête. Paraît-il que ça aide à mieux voir les choses, ou peut-être les voir différemment, sous un autre angle. Elle va donc tenter de mettre ses pensées sur papier, certainement dans le but d’alléger son esprit et son coeur si lourd. Elle tremble. Elle ressent comme un énorme poids qui pèse sur sa poitrine et une douleur très vive semblable à des centaines de petites aiguilles qui la transpercent violemment de l’estomac jusqu’à former une barre au milieu de son dos. Et encore à cet instant, elle s’était déjà bien calmée car deux heures avant, ces symptômes étaient bien pires : Elle tremblait tellement fort que ses dents claquaient contre le verre d’eau qu’elle essayait d’engloutir tant bien que mal pour ré hydrater l’intérieur de sa bouche desséchée par le choc du coup de poignard qu’elle venait de recevoir … Une douleur oppressante l’empêchait de gonfler ses poumons à leur maximum. Finalement, elle renonçait pour le verre d’eau, rien ne passait. Alors elle se mît à faire les cents pas en se tenant bien droite pour essayer de « digérer » la douleur. Aux yeux de l’autre, elle simulait une simple  douleur passagère au ventre. Elle qui habituellement est si « brut de pomme« , si spontanée, qui ne peut s’empêcher de toujours dire ce qu’elle pense sur le moment-même, se voyait pour la première fois, intérioriser son mal. Le garder pour elle, rien que pour elle. Après quelques longues minutes à tourner et à retourner, elle se retrouvait sur son lit, « aux côtés de sa souffrance« . Elle tentait de se changer les idées, mais rien n’y faisait et son angoisse reprenait le dessus. Les yeux fermés, elle appelait le sommeil en boucle dans sa tête, mais en vain. Les larmes refirent surface sur ses joues. Elle prit une position, puis une autre, pour enfin se remettre dans sa position initiale mais qu’importe, aucunes d’elles ne faisaient taire les battements puissants de son coeur tapant contre sa poitrine

Après avoir écrit ces quelques lignes, elle finit par s’endormir et ne plus penser pendant quelques petites heures. Puis, tôt le matin, le réveil la ramène à la réalité. SA réalité. Son chagrin, sa peine, sa tristesse, sa colère, son dégoût, ses pressentiments, ses doutes … Elle se rend compte que tous ces fameux doutes et pressentiments n’en sont plus, et font place dorénavant au réel et à une certitude. C’est une nouvelle fois avec les larmes apparentes qu’elle s’apprête à affronter la journée comme si de rien n’était, en gardant cette blessure, ce supplice au fond d’elle. Elle tape ses notes au propre. Cela lui fait un peu de bien, mais son oppression et ce mal-être sont toujours autant présents et elle sait très bien que c’est juste un avant-goût de ce qui l’attend, et que le pire reste encore à venir.

Aujourd’hui, elle se perd dans cette montagne de sentiments plus ou moins contradictoires les uns avec les autres et qui lui font si mal, mais aussi, parmi toutes ces nombreuses questions qu’elle se pose et auxquelles elle n’a bien évidemment pas les réponses. Même si certaines de ces réponses risquent bien d’arriver plus tôt que prévu. Malheureuse, triste et complètement perdue, elle ne sait plus quoi faire, quoi dire ni même comment agir. Alors en attendant, elle fait semblant. Semblant que tout va bien ou presque, semblant d’être presque la même, et surtout, semblant qu’elle ne sait pas

(Texte écrit par mes petits soins)

Mélissa,

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